Affiche de l’exposition de la 16e Biennale de la jeune création, Claire Bouffay, Mariama Conteh, Wilfried Dsainbayonne, Haonan He, Hyewon Mia Lee, Andréa Le Guellec, Kévin-Adémọ́lá Ṣàngósànyà, Inès Tabbakh-Malleon, La Graineterie – Centre d’art de la Ville de Houilles, 12 septembre – 7 novembre 2026.
Commissariat : Pauline Ayoudj et Marie Bechetoille. Conception graphique : Sarah Vadé.
La Biennale de la jeune création
Vernissage : Samedi 12 septembre, 18h-21h
Entrée libre et gratuite
19h : performance de Haonan He avec Hao Hsu, Argent fumé, une performance d’expiration pour dissiper la culture capitaliste des produits addictifs. Durée 15 min.
La 16e Biennale de la jeune création de La Graineterie – Centre d’art de la Ville de Houilles réunit huit artistes – Claire Bouffay, Mariama Conteh, Wilfried Dsainbayonne, Haonan He, Hyewon Mia Lee, Andréa Le Guellec, Kévin-Adémọ́lá Ṣàngósànyà, Inès Tabbakh-Malleon – dont les pratiques bien que singulières résonnent entre elles. Installations, films, sculptures, peintures, dessins et performances, chaque artiste produit des œuvres qui révèlent des histoires personnelles et collectives, des correspondances en constellation.
Pour présenter le travail des artistes, il y a les mots professionnels des auteurs et autrices du catalogue, des mots d’artistes, de critiques et historien·nes de l’art et de commissaires. Les mots partagés des Grainetonautes, les ami·es du centre d’art, qui découvrent en amont les coulisses de l’exposition pour en parler à Houilles et au-delà. Les mots techniques du régisseur lors du montage. Les mots incarnés des artistes le jour du vernissage lorsque le jury du prix les écoute raconter leurs œuvres. Les mots chaleureux du Maire et de l’Adjoint délégué à la Culture au moment des discours. Les mots pédagogiques de la chargée des publics, des médiateurs et médiatrices pour tous les élèves qui viennent chaque jour, des mots adaptés selon leurs âges, leurs ressentis et leurs questions. Les mots doux et drôles sur le livre d’or. Les mots émojis cœur flamme sur les réseaux sociaux. Et puis, il y a les mots subjectifs et poétiques de Chloé, en stage quelques jours à La Graineterie, qui en a choisi un par artiste : carnavalesque – Claire Bouffay, nostalgie – Mariama Conteh, ingénieux – Wilfried Dsainbayonne, astronomie – Haonan He, surnaturel – Hyewon Mia Lee, inquiétant – Andréa Le Guellec, mystique – Kévin-Adémọ́lá Ṣàngósànyà, origine – Inès Tabbakh-Malleon. « Carnavalesque nostalgie ingénieux astronomie surnaturel inquiétant mystique origine » sera la formule magique pour lancer cette 16e édition !
Marie Bechetoille, Directrice
En 2026, nous accueillons la 16e édition de la Biennale de la jeune création, un temps fort qui, avec l’équipe de médiation, nous permet de nous immerger dans l’univers des huit artistes lors d’une séance de travail collective. Cet échange permet de confronter nos regards, partager notre compréhension des œuvres ainsi que les notions et questionnements soulevés par les artistes. Chacun·e apporte son expertise et son agentivité, c’est-à-dire sa capacité à agir, d’interpréter et de contribuer activement à la construction d’une compréhension commune des œuvres. Cette dynamique de dialogue, nourrie par des lectures, des écoutes et des discussions situées, nous permet de concevoir des propositions de médiation plus justes, nuancées et accessibles. Ces temps de réflexion, durant lesquels les idées, les interprétations et les opinions circulent, encouragent la construction de visites adaptées à la diversité des publics : les groupes scolaires que nous recevons chaque jour pour des visites commentées, les familles, les amateurs et amatrices d’art contemporain ou encore les visiteurs curieux. Car la médiation est une écriture qui se construit dans les aller-retours entre les œuvres, les artistes, les publics et les expériences de terrain, en ajustant sans cesse les récits et les formes de transmission tout au long de l’exposition.
Ainsi, nous espérons vous faire entrer dans l’univers des huit artistes : nous rencontrerons une guitariste, nous lirons les gravures de cœurs de plomb, nous déambulerons dans des espaces domestiques, nous sentirons des cartographies, nous écouterons des séances chez le psychologue, nous entendrons des murmures remplis de secrets, nous traverserons des moments de rituels et nous observerons des loups pour mieux nous regarder nous-mêmes.
Pauline Ayoudj
Chargée des publics et de la communication